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La logique aidant, il est à prévoir que l'objet d'une réflexion sur la transmission de la psychanalyse sera l'analyse du psychanalyste et sa formation. J'ai choisi, pour ma part, d'interroger le psychanalyste à sa place de sujet « médiat », dès lors que « confirmé » il est considéré comme « transmetteur » ou que cette transmission « oeuvrant » en lui n'a pas été officiellement reconnue par son institution. Les problèmes soulevés par cette dernière distinction, bien que d'importance — problème de la psychanalyse didactique — pouvant ainsi s'éclairer « en retour » dans cette approche après coup de la formation.
La réflexion psychanalytique pâtirait-elle, en ce qui concerne la transmission de la psychanalyse, des vertus du péché d'obédience? Péché d'autant contagieux qu'il s'imposerait souvent comme condition de la rédemption du psychanalyste en quête de son appartenance à l'institution psychanalytique… quête dont le rapport aux aspirations paradisiaques du désir infantile, variable d'un analyste à l'autre, spécifie peut-être les différences de « conception » de la transmission de la psychanalyse. Ces conceptions obéiraient-elles à la contrainte des lois de succession aux fins de prétendre à l'héritage institutionnel davantage qu'elles ne sacrifieraient aux nécessités d'une filiation psychanalytique? De ce point de vue, même les théories « originales » sur la transmission, qui croient échapper aux glissements institutionnels, semblent vouées à « instituer » le psychanalyste comme un tout identifié à la psychanalyse, lieu de sa formation et de sa transmission. Dans tous les cas, il est à craindre que l'accent mis sur l'idéal du psychanalyste ou sur ses identifications, dans ce mouvement de bascule entre l'institution et l'individu,