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Dans le désir de contribuer au XLIIIe Congrès de Psychanalyse de Langue française, nous retenons qu'un des moyens d'appréhender le « quoi » et « comment » nous transmettons, ainsi que sa signification, est d'observer, à travers l'analyse de la relation analytique (RA) dans ses formes et ses modalités, l'apparition ou non des raisons théoriques qui pourraient être retenues comme élément structurant de la théorie elle-même.
Cela dit, il sera pourtant nécessaire de donner une dernière précision à propos de la façon dont la RAest considérée. L'est-elle dans sa dimension systématique ou bien dans sa dimension processuelle? Selon nous, l'abordage clinique et, par conséquent, le cadre référentiel théorique seront pesamment conditionnés par ce choix. C'est cette ligne d'opposition dialectique que nous suivrons le long de notre communication.
Avant tout, nous devrons définir et délimiter l'espace en commun qui permettra aux participants de la RA, l'analyste et le patient, de constituer la première d'une entente projetée vers le futur. L'espace sera déterminé par certains présupposés parmi lesquels l'existence d'une théorie et d'une pratique psychanalytiques. L'analyste et son patient feront aussi usage des instruments qui font que ce sont deux personnes effectives qui se rencontrent réellement dans un espace prédéterminé. Dans cet espace l'analyste est surtout sollicité à « se retourner vers luimême, tandis que le patient tend à aller vers soi ». Freud, à l'occasion d'une conférence faite lors du XIe Congrès de Psychanalyse à Nuremberg en 1910 sur « les prospectives futures de la thérapie psychanalytique, » vol. II, p. 144 de SE, disait: « Depuis que le nombre des