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Quand j'ai pris contact avec l'Institut de Psychanalyse, je me suis étonné du fait que la technique n'était pas enseignée d'une façon méthodique. Nombre de ses aspects sont certes introjectés par l'analyste en formation dans les supervisions individuelle et collective, d'autant plus que le contrôle collectif permet d'entendre parler d'autres cas que des siens propres. Les points d'observation divers, les affects développés et entretenus avec les participants du groupe, le maniement d'une séquence enchaînée d'attitudes techniques à propos d'un processus, tout cela rend très vivante et hautement « pédagogique » l'expérience. Mais les situations cliniques que présentent ces cas sont forcément limitées. Le « résultat » des contrôles est pourtant excellent, l'analyste sait répondre à une grande variété de situations et de structures. N'ayant pas pu trouver une corrélation entre « le potentiel d'enseignement » et « l'acquis », il m'était difficile d'expliquer ce « résultat ».
Je me suis en même temps aperçu d'un phénomène assez typique de la vie analytique parisienne: chaque fois qu'un groupe de psychanalystes se réunissait, pas forcément pour travailler, mais peut-être plus fréquemment lors d'une conversation animée au cours d'un dîner, il était quasiment inévitable qu'à un moment ou à un autre J. Lacan et sa technique ne surgissent. Parfois réprouvé ouvertement ou rapporté comme curiosité plus ou moins cocasse, chacun y allait de son anecdote savoureuse: les analysants conviés par J. Lacan hors du cadre habituel, sur son lieu de vacances; un autre se plaignant que le Maître mangeait une succulente omelette en pleine séance. Beaucoup de ces anecdotes ont dû, je crois, servir d'exemple négatif: elles disaient ce qu'il ne fallait pas faire. Moi-même, j'ai dû raconter qu'en restant dans la salled'attente de J. Lacan (je lui apportais une lettre d'un de sesamis) j'ai vu entrer une jeune femme dans son bureau et l'ai vu ressortir trois minutes plus tard en larmes. J'ai été sou