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Tiré d'une série de conférences organisées par la Société psychanalytique de Paris qui eurent lieu au début de 1983 et donnèrent lieu à sept exposés sur les problèmes soulevés par l'identification, le texte est le fruit d'une discussion épistolaire et directe avec Florence Bégoin- Guignard. Le souci de rapprocher les points de vue domina ces échanges. Nous tentâmes de centrer et limiter la discussion sur les notions d'identifications hystérique et projective. Un article de Jean Bégoin classant l'identification hystérique en tant que forme particulière de l'identification projective servit de point de départ. L'auteur appuie son argumentation sur la visée d'appropriation d'une qualité de l'objet par le sujet au cours de cette identification tout en soulignant le rôle important du refoulement dans l'affaire.
Il est classique d'entendre un hystérique accuser un autre d'être responsable du trouble qu'il présente. Cet autre, en vérité, est la figuration d'un auto-érotisme satisfaisant ses fantasmes bisexuels. Il témoigne d'une rupture du refoulement. L'appropriation des visées érotiques envers les objets est représentée par lui, et subjectivement l'hystérique sait que cet autre n'est que le rejeton de fantasmes ayant forcé son refoulement. Il (l'autre) reste dans les limites de son moi. Il me semble que Jean Bégoin, soulignant le rôle du refoulement dans l'affaire, a finalement une opinion très proche de la classique description freudienne — ne pourrait-on pas alors utiliser la locution « pseudo » identification projective?
Par rapport à cette « pseudo » se différencie la vraie: le sujet vit