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Au cours de séminaires à Rome, au printemps 1982, des étudiants du cours de Rome en psychothérapie de l'enfant (relié à la Tavistock Clinic, Londres) présentèrent plusieurs cas que Mrs. Harris et moi avions supervisés périodiquement au cours des trois années précédentes. Deux d'entre eux: Mario (G. M.) et Francesco (D. P.) approchaient nettement de la terminaison de leur thérapie tandis que le troisième, Antonio (S. M.), enfant qui avait présenté beaucoup de traits autistiques, semblait se trouver dans une crise, mettant en jeu des angoisses dépressives et sa capacité de penser. Non seulement les trois garçons étaient du même âge (9 ans plus ou moins quelques mois) mais aussi la forme du matériel était semblable de façon frappante. L'irritation de dépendre d'un objet qui pense, la haine de leur condition d'être petit et faible, l'envie de la richesse et de la fertilité de la mère et la jalousie des frères et sœurs à venir étaient tous exposés de façon éclatante au cours des séances présentées aux séminaires. Mais la signification stratégique du matériel était très différente chez les trois enfants et offrait une base de départ pour l'investigation de l'important problème conceptuel à propos duquel on a fait beaucoup de confusions: quels sont les rapports entre ces deux concepts d' « identification projective » et de « contenant-contenu »?