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Quand le thème de ce Colloque me fut annoncé, j'ai été assaillie simultanément par trois questions. La première, irréfléchie, était la suivante: L'homosexualité de qui? De l'analysant ou de l'analyste? J'ai ensuite trébuché sur le mot « inconscient », une homosexualité dont personne ne reconnaît l'existence? Ce terme ne présente-t-il pas les mêmes inconvénients que la notion de l' « affect inconscient »? Il faut alors arriver à une définition de cette homosexualité dite inconsciente, en tant qu'hypothèse de travail. Ma troisième tentative de mise en sens de ce thème prenait en considération le syntagme « dans la cure ». Cela renvoie sans doute à l'homosexualité « inconsciente » qui fait obstacle au processus analytique ou qui se manifeste sous forme de symptômes autres que l'homosexualité agie, ou celle dite « latente » qui fait craindre à certains analysants le passage à l'acte ou la perte de leur sentiment d'identité sexuelle.
Par où passent les pulsions homosexuelles de l'hétérosexuel à l'âge adulte? Si on considère que tout enfant veut être les deux sexes à la fois, veut avoir les privilèges et les pouvoirs des deux parents, tout comme il voudrait les posséder sexuellement pour lui seul, il s'ensuit que ce double désir persistera dans les tréfonds de l'inconscient de tout un chacun.