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« Psyché est étendue, elle ne le sait pas. »
Nous ne doutons pas de l'importance du lien étroit transfert - contretransfert formant l'axe central de toute cure; cependant dans cet article, nous nous intéresserons avant tout à l'existence de certaines forces psychiques, la plupart du temps recouvertes par la dynamique du transfert - contre-transfert et nous essayerons de dégager des situations où une complicité, le plus souvent homosexuelle inconsciente, partagée entre les deux protagonistes de la séance, empêche l'émergence d'un certain mode relationnel vécu, de par sa nature inhabituelle ou étrange, comme dérangeant, voire désorganisant; mode relationnel où une étendue de Psyché jusqu'alors ignorée tend à se faire jour.
En premier, notre intuition s'étayera sur une idée à mi-chemin entre l'hypothèse scientifique et la fiction, concernant l'évolution de la pensée de Freud et ses transferts successifs sur Fliess, Jung, puis Romain Rolland et Moïse à la fin de sa vie.
Nous associons notre attitude devant la nature de ces investissements homosexuels à celle que Freud conseille aux analystes en 1925 par rapport au rêve: « Autrefois, je trouvais très difficile d'habituer les lecteurs à distinguer entre contenu manifeste et pensées latentes… Maintenant, les analystes se sont réconciliés avec le fait de remplacer le contenu manifeste par ce qui ressort de l'interprétation; beaucoup d'entre eux, par contre, tombent dans une autre erreur à laquelle ils s'accrochent non moins obstinément. Ils recherchent l'essence du rêve dans son contenu latent; ce faisant, la distinction entre pensées latentes