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Le bel exposé de C. Botella nous a tenu en haleine tout en même temps qu'il nous séduisait. Je reviendrai sur quelques points, par lesquels je rejoins une réflexion personnelle sur le sujet bien différent de l'épilepsie avec le corps, et donc aussi la mort, en ligne d'horizon.
J'introduirai le premier point par une question posée à C. Botella: Quel statut donne-t-il à la parole que j'ai entendue ainsi prononcée: la douche et (est) la chambre à gaz?
De l'opinion même de l'exposant, cette parole lui a paru dotée d'une qualité particulière dans l'ensemble de ses interventions et interprétations; c'est du reste dans cet esprit que j'ai compris qu'il en proposait l'analyse à nos discussions.
Il s'agit certes d'une parole hypercondensée, reposant sur le rassemblement d'indices ténus à qui elle a donné rétrospectivement un plus plein éclat de sens et aussi un sens étrangement inquiétant, celui-là même qu'elle contient et exprime de façon saisissante. Rappelons quelques-uns de ces indices soulignés par les commentaires: victimes de la déportation, suivre ou ne pas suivre et le mythe orphique, « gratuité » de la tromperie ou du piège de la douche, muqueuse et gaz du cloaque anal…
Mais ce n'est pas Phypercondensation de cette parole qui la particularise. Ceci tiendrait plutôt à la tonalité de l'éprouvé contre-transférentiel, tel que l'analyste s'en est senti « affecté » dans toute la polysémie du terme. Il s'est en effet « entendu la prononcer » dans un certain état de transe, c'est-à-dire un certain état de saisie physique perçu psychiquement, d'où une dimension incantatoire, oraculaire, de message.