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Quand Freud cherche à définir l'inconscient comme système, il en résume ainsi ses caractères spécifiques: processus primaire (mobilité des investissements, caractéristique de l'énergie libre); absence de négation, de doute, de degré dans la certitude; indifférence à la réalité et régulation par le seul principe de déplaisir-plaisir (celui-ci visant à rétablir par les voies les plus courtes l'identité de perception)2.
En ce sens tout « représentant » de la pulsion refoulé dans l'Inconscient doit subir par condensation et déplacement la transformation décrite ci-dessus conforme à la régulation du processus primaire, c'est-à-dire au seul principe de déplaisir-plaisir. Nous aurons donc affaire à des représentants de la pulsion inconscients, sans négation, sans doute, sans degré dans la certitude, etc.
Ces représentations inconscientes refoulées sont liées, par ailleurs, à toutes les expériences infantiles, aux fantasmes originaires, et à tous les vécus qui ont traversé la diachronie de l'histoire du sujet. Ainsi « L'Inconscient freudien est constitué (…) et ce n'est pas un vécu indifférencié »3.
Que l'inconscient soit constitué et non indifférencié est un fait mais encore faut-il préciser la qualité de cette constitution. Car, comme nous avons vu plus haut, les contenus-représentations qui font partie de la constitution de l'ics sont régis par le processus primaire qui, s'il ne les rend pas « indifférenciés », au moins les transforme-t-il ne fût-ce que par le déplacement et la condensation (et ceci après un