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Le concept de pulsion de mort est l'une des notions psychanalytiques les plus controversées. Il a donné naissance à trois grandes tendances dans la psychanalyse. La première tendance rejette ce concept dans sa totalité ou dans sa seule application clinique: elle le juge superflu et de nature à favoriser les confusions. Parmi les adeptes de ce courant, ceux qui pourraient accepter ce concept sur le plan théorique ne le considèrent pas comme un concept de base de la dernière métapsychologie de Freud, la théorie structurale (Brenner, 1971; Hanly, 1978; Lœwald, 1971). La seconde tendance, représentée par les kleiniens, accepte le concept, tant sur le plan théorique que sur le plan clinique, à condition de l'isoler de la métapsychologie et de ses origines. En d'autres termes ces analystes reconnaissent la valeur opérationnelle de la pulsion de mort, mais hors du contexte du changement de la pensée freudienne, lors de la formulation de la dernière théorie métapsychologique. Il existe une troisième tendance représentée par quelques analystes qui reconnaissent la pulsion de mort et la compulsion de répétition comme les pierres angulaires d'une nouvelle phase du savoir psychanalytique. La pulsion de mort est, pour eux, un point d'évolution de la pensée freudienne dans sa formulation du concept d' « inconscient ». D'un côté, ils croient qu'il aurait été impossible d'atteindre une formulation rationnelle du point de vue structural, qui est le plus proche de l'expérience clinique, sanss l'introduction du concept d'un inconscient systématique qui s'infiltre à travers l'ensemble du matériel clinique. En ce sens la notion de