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L'instinct de mort, 1920, n'aurait pas fait l'objet de la part de Freud, d'une reformulation correspondante de sa doctrine? C'est un constat fréquent.
Ne s'agit-il pas plutôt d'un changement de Freud, lisible dans Moïse et le monothéisme, son dernier roman psychanalytique. Aurait-il réussi à effacer la trace de cette immolation de l'instinct de mort?
A / Nous pouvons interroger certaines absences remarquables dans ce texte:
— Ekhnaton, le pharaon, n'apparaît pas avec la violence que lui prêta K. Abraham en 1913.
— Les patriarches des Hébreux, considérés comme mythe rétrospectif, sont supprimés.
— La violence du Dieu de l'Ancien Testament, d'Ekhnaton, de Moïse, celle de Freud lui-même est versée au profit de la descendance.
— « L'instinct de mort » ne figure pas dans ce texte.
— La mort elle-même n'est pas le retour à l'inanimé mais l'issue fatale perpétrée par les fils parricides.
— La densité du thème maternel-féminin, enjeu des conflits, est comme perdue.