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En choisissant d'écrire un article sur la façon dont la « nondigestion » psychique peut rendre compte, et rend compte effectivement, de nombreux actes de violence qui en résultent, on ne cherche nullement à tenir pour négligeable le rôle d'autres facteurs dans l'étiologie de la violence.
D'autres facteurs constitutionnels, culturels et sociaux existent et ceux-ci ont été soulignés pendant bien des années, mais si le rôle de ce qu'on peut appeler en gros l'expérience traumatique n'a pas été totalement négligé dans les tentatives de comprendre comment sont amorcés et entretenus des états psychiques caractérisés par la violence, je ne pense pas qu'on ait suffisamment insisté sur l'importance de cette expérience traumatique.
Les expériences psychiquement indigérables sont très diverses.
Parfois, on est témoin de quelque chose, comme un accident de voiture dans lequel une ou plusieurs personnes sont tuées ou blessées, ou bien encore l'écrasement d'un avion ou un accident de train. L'événement peut être un épisode de la guerre ou l'attaque surprise par des guérilleros invisibles comme en Irlande du Nord, il pourrait s'agir encore d'un hold-up à main armée ou de quelque acte de cruauté inacceptable sur le plan psychique. Toutes ces expériences ne fixent pas l'empreinte d'un trouble futur. Parfois la personne témoin de tels faits peut élaborer psychiquement les émotions fortes suscitées par cette expérience en présence d'une personne psychiquement contenante et disponible pendant ou peu après l'événement. Quelquefois, il est possible qu'une telle élaboration psychique soit entreprise sans