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Certains malades somatiques rêvent et témoignent de leurs rêves, d'autres, semble-t-il, ne rêvent pas ou tout au moins ne rendent pas compte de leur vie onirique. Pour nous comprendre je dois d'abord me faire entendre sur la notion de malade somatique. Il existe toutes sortes de malades somatiques, et l'on sait que je conçois davantage ces malades par l'ensemble de leurs qualités mentales et par la dynamique de celles-ci que par les précisions médicales qui concernent leur maladie, précisions que je ne néglige nullement par ailleurs. La définition première des malades somatiques en fonction de leurs qualités mentales et de la dynamique de celles-ci nous plonge en tout cas directement dans la problématique de la vie onirique des sujets.
A l'Hôpital de la Poterne des Peupliers, où nous ne traitons par psychothérapies que des malades somatiques, nous avons adopté, pour chacun de nos patients, une double définition. Cette définition double qu'exprimait le Pr D. Barcia Salorique nous impose encore l'Histoire en raison de l'un des points de départ de la psychosomatique: la médecine, répond à sa manière au voeu o en 1979 dans son discours sur « La nécessité d'une médecine anthropologique ».
La première définition ressort d'une classification psychosomatique — laquelle va donc nous intéresser au premier plan. La seconde définition est celle de la nosographie médicale classique. Je n'y ferai référence qu'au besoin. Je signale néanmoins, par parenthèse et à titre d'exemple, que les 10 maladies les plus traitées à l'Hôpital sont actuellement, par ordre décroissant d'importance: l'asthme bronchique, les cancers, les céphalées, les hypertonies musculaires striées, les infections, les colopathies, les hypertensions artérielles, les troubles de l'alimentation, les migraines, les diabètes insulino-dépendants.
J'en reviens à la classification psychosomatique des adultes dont je