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« Je cherche quelque chose de plus mystérieux encore. C'est le passage dont il est question dans les livres, l'ancien chemin obstrué, celui dont le prince harassé de fatigue n'a pu trouver l'entrée… Et soudain en écartant… les branches… on l'aperçoit comme une longue avenue sombre dont la sortie est un rond de lumière tout petit. »
Il est permis de penser que les grands esprits créateurs, comme Alain Fournier, pressentent sans devoir l'expliciter jusqu'à quel point les images géniales qu'ils évoquent pourront par leur métaphorisation ultérieure enrichir la compréhension des mystères les plus variés de la vie humaine. Il en est ainsi à mon sens de la métaphore du chemin ou du sentier obstrué que je me propose d'utiliser pour jeter, je l'espère, un peu de lumière sur les obstacles devant être débroussaillés pour que le malade somatisant accède au registre de la psychonévrose. Cette trajectoire décrit aussi comment le corps malade devient le corps érotique.
Je voudrais en premier lieu esquisser certains facteurs pathogènes chez l'être humain qui m'ont paru décisifs pour rendre compte de la désorganisation fonctionnelle qui se solde par le recours à la maladie dite psychosomatique, ou pourrait-on dire somatique tout court. Je prends cette voie rétrograde pour tâcher d'illustrer éventuellement par la clinique comment ces éléments pathogènes peuvent et dans les casfavorables doivent être dénoués et dépassés pour ouvrir la voie à la névrose et rendre le corps malade susceptible d'être intégré, unifié, rapatrié par le sujet et érotisable.
La première des expériences somatopathogènes que je veux signaler est celle que j'ai appelée [2] l'impasse narcissique. Il s'agit à mon avis du vécu traumatisant nécessaire, quoiqu'à lui seul insuffisant, pour déclencher le recours à la somatisation. Cette impasse relationnelle est