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La technique de psychodrame individuel psychanalytique dont il sera question dans cet article a été décrite dans la littérature particulièrement par S. Lebovici, R. Diatkine, E. et J. Kestemberg et J. Gillibert.
Le patient est pris individuellement par un groupe de thérapeutes qui jouent les scènes proposées par celui-là. Le leader ne joue pas et scande les jeux par l'interruption et/ou l'interprétation. Dans cette technique qui ne sera pas plus décrite ici, tous les thérapeutes sont des psychanalystes.
Ce type de psychodrame n'est pas la seule méthode où plusieurs thérapeutes utilisent les découvertes freudiennes pour tenter de rendre un peu de liberté à des patients pris dans les rêts de leur inconscient. En deçà des pratiques, nous nous démarquerons théoriquement de certaines formes de cure qui ne gardent que peu de points communs avec notre référence qui reste la cure-type.
Entre celle-ci et le psychodrame individuel, les différences sont évidentes. Le plomb est intimement mêlé à l'or pur de l'analyse et l'aspect thérapeutique se trouve ainsi au premier plan. Pourtant il nous semble que dans certains cas et par cette méthode, un véritable processus psychanalytique peut s'instaurer.
Nous tenterons de montrer que le psychodrame analytique individuel n'est pas seulement le fait de psychanalystes mais peut être aussi un moyen psychanalytique d'aborder certains patients, certaines structures, certains troubles de la personnalité difficilement abordables par d'autres méthodes.
Nous ne disons pas que tout psychodrame est « de la psychanalyse ». En effet, certaines techniques, qui se réfèrent à l'inconscient, oublient souvent les deux autres piliers de la « folie » freudienne, à savoir: la sexualité infantile et le transfert.
Ainsi, avant de décrire quelques exemples de formes cliniques