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Je viens d'écrire un livre sur le psychodrame qui doit paraître et qui porte presque essentiellement sur les aspects métapsychologiques du jeu et de la cure; j'avais écrit dans diverses publications déjà des articles sur le jeu de l'acteur de théâtre, sur le théâtre et la psychanalyse; j'avais tenté de cerner dans ces articles les raisons d'une ontologie fondamentale de l'acteur, qu'à mon avis les accents de la psychanalyse avaient ravivée et non détruite ni même déconstruite.
L'exposé que je soumets ici aux lecteurs de la Revue n'est en partie qu'une reprise de mes postulations.
Mes orientations n'ont pas changé mais se sont accusées devant ce que je considère comme une des plus violentes menaces contre la liberté au théâtre, le théâtre en liberté… la liberté tout court.
Je m'explique, en quelques phrases… tout à fait sentencieuses, mais chargées, jusqu'à grincer, d'humour noir.
L'art « officiel » a le vent en poupe. Les théâtres officiels soutenus par les ministères officiels, par la critique officielle, par les médias, par l'université, servent une théâtralité où bourgeoisie de droite (Le Figaro) et bourgeoisie de gauche (Le Monde et Libération) s'assemblent parce qu'elles se ressemblent… en dépit de quelques invectives racistes et réciproques qui, comme on dit, font… la différence. La belle différence! Art hédonique qui cherche le spectaculaire pour le spectaculaire, qui préfère l'interprétation, l'illustration à la nudité de l'oeuvre!
Cléricalité — avec parasites obligés — qui, comme toute cléricalité, trahit ce dont elle use, confondant l'appel à la liberté avec un évier qu'elle est tout le temps en train de boucher!
On enseigne le théâtre à l'université avec « Deug » à la clef comme on enseigne d'ailleurs la psychanalyse, c'est-à-dire les deux domaines où seule la « pratique » (y compris la pratique théorique et non la