You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
La psychothérapie corporelle analytique (communément appelée psychothérapie de relaxation [PSR]) introduit des modifications considérables du cadre analytique classique: l'interdit du voir et du toucher y sont transgressés (encore que le toucher soit restreint aux quatre membres et a pour principale fonction d'offrir une aide au patient dans son travail perceptif). Mais, contrairement à d'autres thérapies corporelles fondées sur la suggestion et la décharge, la règle fondamentale de la PSR reste celle de tout dire de ce que l'on ressent dans son corps si on le laisse se détendre. La situation thérapeutique introduit donc comme cadre une attention portée plus particulièrement sur la verbalisation des états du corps propre. C'est à partir de là que s'instaure une psychothérapie qui met l'accent sur une forme particulière du transfert, passant par le vécu sensoriel du patient et n'accordant pas la priorité explicite aux fantasmes et aux rêves1.
L'analyse classique passe bien évidemment aussi par un travail qui prend en compte le vécu sensoriel des patients. Mais il se trouve que mon expérience clinique avec des patients qui avaient suivi une cure classique m'a permis de formuler quelques hypothèses que je développerai ici, et qui concernent certains échecs de l'analyse. Le changement introduit dans le cadre du setting analytique par la PSR a permis, dans certains cas, une reprise du flot associatif nécessaire à une élaboration et à une résolution de la névrose de transfert.
Pour d'autres patients, ce fut la démarche inverse: le travail de PSR les a conduits à un insight de meilleure qualité et a permis qu'ils entreprennent dans des conditions plus satisfaisantes une cure classique.
Dans l'ensemble, on pourrait décrire les patients qui m'ont été