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Le « dossier clinique » que nous publions ici a été présenté oralement à une séance de la SPP, le 7 janvier 1984.
Il nous paraît opportun d'en préciser le cadre et les « méthodes » (bienque ce mot soit tout à fait abusif).
La patiente, Nadja, se trouve avec ses neuf thérapeutes (tous analystesd'expérience) et le leader du groupe dans une pièce de petites dimensionsoù un espace de jeu, habituel au psychodrame analytique, n'est pratiquementpas possible. Il n'est pas inutile de dire que son médecin institutionnel faitpartie du groupe de thérapeutes et qu'elle rencontre également Nadja à l'hôpitalpour des entretiens. Le leader du groupe est assis à côté de Nadja, lesautres entourent le couple et lui font face. Bien que la règle habituelle dupsychodrame lui ait été proposée, Nadja en refuse l'accès — probablement parce que « jouer une scène » serait pour elle trop proche d'une représentation possible d'une scène psychique dont elle défend (et se défend) l'accès.
Les thérapeutes interviennent de leur place, sans bouger le plus habit uellement, et en voix off. On peut décrire deux types d'interventions les plus fréquents:
— commentaires de ce que nous observons (sur le mode de la transmission d'affects ressentis par les thérapeutes);
— surtout « voix » qui représentent soit un double narcissique de différents aspects de la patiente, soit des personnages évoqués par le discours de Nadja, soit enfin divers aspects de la mère (bonne, mauvaise, folle, accusée, accusante).
Ceci avec généralement une particulière violence d'affects de notre part.
Le leader ici assume lui aussi certains de ces rôles (contrairement aupsychodrame habituel où il n'intervient pas dans le jeu).
Ce qui a été cherché (et qui commence maintenant à pouvoir s'élaborerpour les thérapeutes):