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Ce livre est le compte rendu du Symposium international de Langue française, sur les psychothérapies brèves d'inspiration analytique, qui s'est tenu à Lausanne en 1976. E. Gillieron y fait la synthèse des travaux de recherche et de la pratique d'un certain nombre de psychanalystes suisses, canadiens et américains2.
Les méthodes, les techniques et les arguments théoriques sur lesquels ces psychothérapies brèves s'appuient sont très variables d'un analyste à un autre, s'éloignant plus ou moins des paramètres analytiques mais se réclamant tous de l'analyse, même ceux qui s'apparentent par certains côtés aux théories comportementales.
Dans son historique, A. Gillieron récusant la critique de « résistance » à l'analyse que peuvent représenter les psychothérapies analytiques brèves aux yeux des analystes orthodoxes, situe celles-ci comme une composante du processus dynamique ayant fait de la psychanalyse moderne ce qu'elle est; comme une réaction salutaire à l'allongement considérable des traitements. Reprenant une description de l'évolution de la technique analytique depuis ses débuts, c'est-à-dire depuis les Etudes sur l'hystérie, il nous pointe la brièveté des premiers traitements de Freud, et l'allongement progressif des cures du père de la psychanalyse, alors que parallèlement le courant « bref » a continué à se développer chez plusieurs disciples de Freud, en particulier chez Ferenczi que Gillieron présente comme le précurseur des psychothérapies brèves. Il considère le développement de celles-ci chez les contemporains et successeurs de Freud (Ferenczi, Rank, Stekel, Alexander, etc.) comme une réaction saine de ces derniers à la « rigidité du Maître », qui, pour des raisons épistémologiques, aurait refusé toute modification du cadre psychanalytique lié pour lui à « la description d'un appareil psychique fonctionnant sur lui-même: appareil ouvert certes sur l'extérieur mais ne nécessitant aucun apport externe pour ustifier son fonctionnement ». En somme, nous dit Gilli