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Mesdames, Messieurs, Honorés Confrères,
Pour commencer, je dois vous annoncer une nouvelle qui sans être dramatique nous a rendus très tristes au début de ce Congrès. Moins de deux semaines avant l'ouverture du Congrès, notre ami Dos Santos, qui devait être ici ce matin pour faire la présentation de son rapport, a dû être opéré d'urgence. Cette intervention a été réussie et on croit qu'il évolue vers une convalescence qui va se dérouler de façon satisfaisante. Je crois qu'il sortira de clinique à la fin de cette semaine. N'empêche que ce sera pénible pour nous tous de penser à lui encore mal rétabli, frustré, pour une question de quelques jours, de la joie de se trouver parmi ses amis et confrères pour recevoir les témoignages d'affection et d'émotion que son travail allait certainement lui apporter. Il a choisi lui-même pour le remplacer dans la présentation de son rapport Carlos Amaral Dias, que vous allez écouter dans quelques instants.
Le Congrès a été organisé par moi. S'il y a des déficiences, et il y en a beaucoup, j'en assume la responsabilité. Toutefois je me suis souvent senti seul, malgré les contacts avec Pierre Luquet lorsqu'on se téléphonait, s'écrivait ou se voyait directement et malgré l'aide des collègues portugais. Ce n'est pas facile de faire équipe à distance et de fixer la limite des responsabilités.
Mes chers Collègues, à la Toussaint 1968, pour la première fois les analystes francophones se sont réunis au Portugal. Après un intervalle de seize années, un nouveau Congrès francophone a été convoqué au Portugal. L'année 1968, celle du premier Congrès à Lisbonne, a été rendue célèbre en France et dans le monde entier par un mouvement d'idées et d'agitation sociale qu'on désigne par le nom « d'événements de Mai 68 ». Au Portugal il y avait eu de graves inondations pendant l'hiver précédent. Déjà au moment du Congrès, ou peu avant, Salazar finissait son