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Notre Congrès est cette année portugais. Pour la seconde fois. Combien d'amitiés solides et durables se sont renforcées dans le souvenir conservé de notre première réunion de Lisbonne en 1968. Depuis, la Société portugaise de Psychanalyse a pris sa bonne place au sein de l'Association psychanalytique internationale. Trois noms s'attachent à son édification, Francisco Alvim, Pedro Luzès et Joâo Dos Santos. Tous les trois, à côté d'Augustin Jeanneau et de Antonio Coïmbra de Matos, ont inscrit au programme des thèmes qui vont être débattus dans les journées qui vont suivre.
En transmettant maintenant au nom de tous à Augustin Jeanneau et à Joâo Dos Santos nos remerciements et notre gratitude, je suis le porte-parole de tous les congressistes.
Leurs rapports, heureusement complémentaires, représentent une somme de travail, de recherche personnelle, de réflexion dont ils nous font en quelque sorte cadeau.
En leur compagnie, le temps venu, nous faisons un retour aux sources mêmes de la découverte psychanalytique, l'hystérie, l'origine et les caractéristiques de l'angoisse, les névroses actuelles.
Jones nous raconte que Freud, interpellé bien après 1920 sur ses premières conceptions des névroses actuelles, tout en convenant qu'elles devaient être revues, ne voulut pas démordre de sa conception première. Des troubles divers dont le mode de décharge ne correspond pas au parcours d'une innervation porteuse d'un sens, pouvaient survenir à la suite d'un comportement sexuel dont l'inachèvement ou l'interruption était le fait du sujet.
Un acte manqué volontairement en quelque sorte, une rupture provoquée d'un trajet quasi physiologique, sans relais somatique de type hystérique. Il est vrai qu'après 1920 Freud s'était axé, entre autres, sur l'étude du traumatisme venu de la réalité, visée repoussant à ses toutes