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Une maladie soudaine a empêché Joâo dos Santos d'être présent au XLIVe Congrès des Psychanalystes de Langue française, et de présenter lui-même son rapport sur « La névrose d'angoisse ».
Chargé, il y a une semaine à peu près, par la Société portugaise de Psychanalyse et aussi par lui-même, de présenter le rapport, j'ai ressenti une sorte d'angoisse actuelle, surtout parce qu'au fur et à mesure que je travaillais sur le texte de Santos, je me sentais de plus en plus envahi par les souvenirs des dialogues avec lui, en retrouvant dans son style assez particulier, l'Homme, le Maître et l'Ami. Et si la névrose d'angoisse implique un déficit de gestion de la distance, c'est celle-ci qui me fait défaut pour penser et reprendre d'une certaine façon à mon compte son texte et, bien entendu, sa transcendance.
En appuyant son rapport surtout sur l'œuvre de Freud, et fondamentalement sur le travail à propos de la névrose d'angoisse (1895), Santos essaye de décrire une « certaine structure du Moi » et « une organisation particulière de l'appareil psychique », chez les sujets prédisposés à la névrose d'angoisse.
C'est ainsi qu'il va trouver trois points dans le texte de Freud, sur lesquels il établit une bonne partie de son argumentation.
Le premier point concerne la description phénoménologique, qui, à son avis, « correspond exactement à ce qu'il voyait dans ses consultations ». Il fait ressortir dans la symptomatologie l'excitabilité générale, l'attente anxieuse (c'est-à-dire le symptôme nucléaire de la névrose qui correspond à l'anxiété libre et flottante), le contenu idéatif concer