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La métamorphose, sache-le, est ce que ton ami a de plus cher et de plus intime, son grand espoir et son plus profond désir, le jeu des mutations, des visions changeantes par quoi le vieillard se transforme en jeune homme, l'enfant devient adolescent, bref le visage humain qui confond les âges, et par magie substitue la jeunesse à la vieillesse, la vieillesse à la jeunesse. Voilà pourquoi il me fut doux et familier, rassure-toi que tu aies eu ton idée et sois venue à moi en parant des attributs de la jeunesse, ta forme flétrie. L'Unité, bien-aimée, la mutuelle permutation, l'échange, la substitution des choses, et comment la vie nous montre un visage tantôt naturel, tantôt culturel, comment le passé se mue en présent, celui-ci faisant un retour vers celui-là et préludant à l'avenir, que tous deux contenaient déjà en puissance. Emotion passée, émotion future — tout est émotion.
J'ai écrit en 1968 un travail sur les troubles de la pensée en psychanalyse (Rapport au XXVIIIe Congrès des Psychanalystes de Langues romanes) où je cherchais à discuter l'influence sur les symptômes et sur la structure psychique des altérations de la pensée. Ce travail qui traduisait une insatisfaction avec l'explication essentiellement pulsionnelle des névroses et psychoses a eu quelque répercussion.
J'avais comme précurseurs dans mon intérêt pour la pensée de Freud (dans quelques-uns de ses travaux les plus importants) les audacieuses