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« La pratique et l'exercice de la gænitalitæ ne suffisentpas à dæfinir la sexualitæ »1.
Antonia ætait une jeune paysanne de mon pays. Elle demanda à venir me voir pendant les vacances que j'avais l'habitude de prendre dans mon village. Notre rencontre s'est donc faite chez moi (en dehors du cadre professionnel). Je crois que je l'ai vue tout de suite à peu près pendant deux heures.
Elle me parut immædiatement un personnage diffærent de ceux de ma clientèle rurale; en effet, pendant mes vacances dans ce village qui est, comme je l'ai dit, l'endroit où je suis næ, j'ai l'habitude de voir ceux de mes « pays » qui le dæsirent, en consultation.
La maison où j'habite est une vieille maison du XVIIIe siècle et qui a dans l'endroit la ræputation d'avoir un fantôme. J'insiste sur ces dætails car j'ai pensæ qu'ils ont une certaine importance pour les thèses, un peu personnelles, que je dæfendrai.
Antonia, en effet, se præsente seule à la rencontre qu'elle avait souhaitæe. Depuis trente ans, c'ætait la première fois que je recevais, à un rendez-vous, une femme qui ne se fasse pas accompagner de quelqu'un. Antonia ætait en effet assez spæciale, et elle a dæclenchæ chez moi un net sentiment d'ætrangetæ: une jeune femme vers la trentaine assez belle et d'un type physique assez rare dans ces rægions. Elle avait les cheveux longs, très bien soignæs et d'un ton rare de roux