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Faire en quelques pages une ætude approfondie de la nævrose d'angoisse est bien ævidemment impossible et apparaît d'ailleurs superflu après lecture des excellents travaux d'A. Jeanneau et de nos collègues portugais. J'essaierai simplement de præciser ce qui me paraît lui donner sa spæcificitæ et, par là même, bien que cela puisse sembler antinomique, ses multiples facettes cliniques. La variabilitæ de la symptomatologie, liæe à la diversitæ des mæcanismes de dæfense mis en jeu et aux diffærents niveaux de la rægression, est sans doute à l'origine de ses dænominations (nævrose d'angoisse, hystærie d'angoisse, nævrose phobique) et de l'æternelle discussion, transparaissant encore à travers les trois rapports du Congrès: la nævrose d'angoisse fait-elle ou ne faitelle pas partie de l'hystærie? Ce qui suscite alors d'autres questions, en particulier celle de ses relations avec les cas-limites ou la psychose. La thærapie de nombreux patients de ce type me laisse à penser qu'il s'agit bien de nævroses hystæriques. Leur caractère spæcifique ræsiderait dans l'importance de la problæmatique narcissique et dans les modalitæs particulières par lesquelles celle-ci s'exprime aux niveaux dynamique, æconomique et topique.
1. Sur le plan dynamique, le conflit majeur est le conflit oedipien avec son corollaire l'angoisse de castration comme dans toute hystærie. Mais la dimension narcissique apparaît ici beaucoup plus marquæe: la blessure d'amour-propre l'emporte nettement sur la dæception amoureuse. De ce fait la relation objectale avec l'imago paternelle se situe au niveau de la prestance, du pouvoir, et la rivalitæ phallique dæpasse largement la rancune hystærique. Le fantasme de bisexualitæ