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A propos du titre de cette communication il serait préférable de dire plutôt « organisation hystérique », en tenant compte de la mobilité du Moi et de son extrême proximité avec ces expériences constructives et pas encore tellement solidifiées de son organisation. Le passé est très proche du présent, les deux se rejoignant à travers des mouvements régressifs, bénéfiques s'ils sont souples et transitoires, pathologiques si, au contraire, ils confrontent le Moi à des situations de conflits organisatrices de symptômes.
Ici l'organisation névrotique (névrose de l'enfant de la période de latence ou plus tardive) peut être définie comme la régression pulsionnelle du Moi avec fixation à une phase évolutive phallique-œdipienne. Cliniquement c'est l'externalisation du conflit à travers des symptômes, externalisation vécue comme la rupture d'un équilibre évolutif. Les symptômes sont très hétérogènes (énurésie, insomnie, problèmes somatiques et presque toujours un trouble de l'apprentissage scolaire avec un blocage intellectuel plus ou moins évident).
Comme base théorique de référence nous considérons, chez l'enfant, le mouvement œdipien du Moi comme une trajectoire partant de la découverte de la différence des sexes jusqu'à l'intériorisation du conflit par renoncement au désir et définition claire d'une identité sexuelle (avec choix d'objet secondaire hétérosexuel) et organisation d'un Sur- Moi autonome. C'est le stae génital œdipien qui assure le maintien permanent d'un équilibre, non sans une certaine liberté d'oscillations pendant toute la vie adulte.
Une longue expérience d'observations et de thérapies d'enfants nous permet une systématisation de cette trajectoire. Nous pouvons suivre point par point, non sans des mouvements en arrière et des régressions préœdipiennes, cette élaboration interne, si riche d'incidents qu'un enfant vit entre 2 et 6 ans.