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Unité et diversité de l'hystérie, c'est ainsi qu'Augustin Jeanneau nous promène, et avec quelle aisance, légèreté et profondeur, à travers toute la psychopathologie. Merci de nous avoir donné un document de travail si important.
Dans l'immédiat, il m'a surtout fait penser à deux patients si différents en apparence… et dont certains points communs sont confirmés par le travail de Joâo dos Santos.
Un jour se présente dans mon bureau M. X…, âgé de 35 ans; il souhaite faire une analyse pour comprendre ses échecs multiples répétés qu'il attribue à son inhibition permanente. Il m'est envoyé par un analyste de renom auquel il voue une grande admiration; il en a vu un autre non moins connu, et ce qui l'a attiré chez moi, c'est mon nom, ou plutôt mon prénom: « Il est vraiment joli votre prénom… »
Ce qui le paralyse, c'est son angoisse permanente, intense, non définissable, compagne fidèle de tout ce qu'il entreprend; qu'il s'agisse de travail intellectuel, de relation amoureuse, de distractions, cinéma, théâtre, concert, son angoisse est là, toujours là; elle l'empêche de travailler, de dormir, de s'amuser, de faire l'amour.
Il se plaint de maux divers tant au niveau de la tête, du cœur, de la respiration, que de l'estomac.
Il a raté son bachot mais, depuis, a réussi à faire des études et, actuellement, il prépare une licence de psychologie. Bien sûr il a lu non seulement Freud, mais un grand nombre d'autres psychanalystes, philosophes anciens et contemporains. Transplanté d'Afrique du Nord depuis une quinzaine d'années, il vit en France, avec ses parents et ses frères et sœurs, en province, puis à Paris.
Sa mère est une femme un peu fruste, mais très chaleureuse, hyperprotectrice. Son père est un « sage » très cultivé, ne se préoccupant que de son travail et de ses livres. Le patient en veut beaucoup à sa mère de