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En quittant ce Congrès, j'ai le sentiment de saisir plus clairement ce qui fait la continuité et la rupture entre la névrose d'angoisse et l'hystérie, telles que nous les ont à la fois rassemblées et opposées nos collègues portugais et A. Jeanneau, que je remercie tous ensemble.
Je n'interviens ici qu'à propos d'un point qui a resurgi à plusieurs reprises dans nos discussions: celui de savoir pourquoi Freud et l'hystérique se sont rencontrés pour inventer la Psychanalyse. C'est un sujet très vaste et sur lequel beaucoup de choses ont déjà été bien dégagées. Je ne voudrais ici que souligner deux dimensions de la position hystérique, admirablement mises en relief par A. Jeanneau, qui semblent en quelque sorte appeler la situation analytique sur un mode mimétique.
Il y a d'abord cette ligne de crête de l'équilibre hystérique, cette gageure intenable et pourtant toujours presque tenue de faire coexister l'hallucination et la décharge motrice. Cette gageure n'éclaire-t-elle pas les paradoxes de la situation psychanalytique, avec le conflitstructurel entre la figuration régressive et la mise en paroles? Certes, dès ses premiers écrits, Freud désigne clairement les conflits, sinon l'antinomie entre la pensée visualisante, constituée de représentations-choses, et la mise en paroles qui doit venir contrecarrer ce mouvement régressif. Mais il s'agit néanmoins, d'emblée, malgré la primauté de la discipline de la parole, de rendre compatible, et en tout cas non dilemmatique, quant à la séance, ce qui pour le rêve concernerait l'expérience du rêver, le travail du rêve, et son récit; ou bien le mouvement par lequel le rêve a pu être rêvé et celui par lequel il peut être rendu analysable. Une illustration ponctuelle du conflit des modes de fonctionnement mental a été souvent relevée dans l'analyse de l'oubli du nom de Signorelli. La vividité particulière du souvenir visuel, quasi hallucinatoire, des fresques d'Orvieto, accompagnant le temps de l'oubli du mot, disparaît avec son reto