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J'aimerais redire à A. Jeanneau l'admiration, partagée avec beaucoup, devant son rapport. C'est en tablant sur son inépuisable affabilité que j'aimerais ajouter quelques associationsaux intéressantes communications entendues à Lisbonne.
Ces réflexions concernent un aspect très limité de certains passages à l'acte hystérique en cours de séance.
P. Luzès et Mme Salmeron ont évoqué tour à tour le cas de patientes se déshabillant entièrement en cours de séance. La réaction contre-transférentielle des analystes était effectivement liée à leur sexe mais surtout au contexte de la séance évoquée; dans un cas la manifestation hystérique était indéniable, dans l'autre, l'arrière-plan de tortures subies autrefois, le risque non négligeable d'une défenestration, reléguait au second plan la défense hystérique.
Il est un autre cas clinique longuement étudié par Kaspi. Dans Crise, rupture et dépassement, sous le titre «La cure de Mme Oggi», Kaspi nous rapporte un cas de ce type. Je ne partage pas sa certitude quant à la méthode employée, puisque dans la phase dite psychiatrique de cette cure, il est amené à toucher le corps de sa patiente, ce qu'elle perpétuera dans la phase analytique, se dénudant, demandant à son analyste des touchers «comme si», attaquant sans cessele cadre, en ne respectant pas les horaires, etc. Des moments psychotiques de dépersonnalisation aussi apparaissent dans ce traitement et il peut paraître étonnant que je l'apparente aux cas d'hystérie rapportés à Lisbonne. Il me semble du registre de l'hystérie grave, à la limite de la psychose hystérique et nous fournit néanmoins un matériel riche et amenant réflexion, qui surtout ne laisse aucun doute sur la souffranceressentie par la patiente de son passage à l'acte même.
Et c'est de cette souffrance que je voudrais parler. Dans un premier temps il est vrai, devant ces manifestations, la séduction perverse, la manipulation dérisoire peuvent faire illusion. Dans un second temps, la patiente nous livre son angoisse mas