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Il est de tradition que le rapporteur réponde aux questions concernant son rapport et commente les communications prépubliées ainsi que les interventions présentées pendant le Congrès.
Dans les conditions actuelles, il est évidemment impossible de remplir cette tâche.
D'ailleurs, ils ne sont pas nombreux, ceux qui durant ce Congrès, sont intervenus d'une façon systématique à propos de la névrose d'angoisse. J'en excepte entre autres Micheline Castaigne, Maria José Gonçalves, Barbier et aussi ceux qui ont contribué à la discussion du rapport.
L'absence de Santos a probablement joué là un rôle important mais je pense aussi au thème proposé; non seulement celui-ci est plus difficilement saisissable, mais aussi, il y a dans la crise d'angoisse un éclatement du Moi d'une nature telle que c'est le noyau biologique des psychonévroses, c'est-à-dire l'impensable, qui se trouve soudainement à la surface de l'appareil psychique.
Le caractère massif de cette angoisse, véritable émotion primaire au sens de Luzès, si on essaye de la tenir et de la contenir et aussi de la (transformer (parce que, évidemment, dans la fonction enveloppante dont a parlé Santos, il y a beaucoup plus que rester avec le patient), va, peut-être, mettre l'appareil psychique de l'analyste en contact, pas exactement avec l'indicible, mais surtout avec l'innommable.
D'ailleurs les descriptions de leurs crises par les angoissés me rappellent toujours la peur et l'effroi qui soutiennent l'œuvre de l'écrivain de Providence, Lovecraft. Le mythe de Cuthlu est peut-être un classique de l'angoisse non parce qu'elle est nommée, mais justement à cause du contraire.
D'ailleurs le sens de l'angoisse, telle que nous la trouvons dans les grandes crises, est presque toujours le sens de l'insensé et là, l'angoissé a, apparemment, la position contraire du déprimé: celui-ci, en délibidinalisant