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Pour répondre à la hauteur des questions posées par les participants, un rapporteur devrait se retirer quasiment du Congrès. Cela voudrait dire qu'il aurait le courage de s'abstenir des réjouissances du soir, si excellemment organisées par nos collègues de Lisbonne, pour réfléchir à ce qu'une riche journée d'échanges lui a permis de récolter. Il lui faudrait aussi, au cours de ces mêmes discussions, contenir la spontanéité de ses réponses pour que celles-ci se fassent moins affectivement immédiates et plus inquiètes des profondeurs et de la substance même de la question.
Mais était-ce là chose possible et, dès la première journée de pré-Congrès consacrée à la psychanalyse infantile, alors que deux remarquables observations posaient d'emblée les grandes questions à partir du plus simple mouvement évolutif de l'enfant? Car il s'agissait de saisir, au travers de ces avatars, ce moment furtif, cette « période» hystérique aux origines de la névrose infantile où elle se perd et néanmoins qu'elle anime, sans pourtant la constituer; mouvement hystérique qui ne deviendra plus tard l'hystérie, à notre avis, qu'à maintenir dans l'essai répétitif cet élan qui, par définition, s'épuise dans l'accomplissement ou se contient dans l'organisation défensive.
Mais c'était aussi désigner la contradiction d'un conflit œdipien clairement affronté, et porteur cependant d'un risque de dépression pour ce qu'il révèle d'investissement négatif de la féminité par la mère; constatation éclairant ce destin d'insatisfaction qui conduira l'hystérique à rechercher près de son père ce qu'elle aurait voulu obtenir de sa mère et que la différence des sexes rend à jamais inatteignable. Plus grande fréquence, pour cette raison, de l'hystérie féminine. Une autre question qui revint, en effet, dans les discussions des jours suivants (intervention