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La « lettre d'information » adressée en octobre 1983 par l'Association psychanalytique internationale à tous ses membres comprend un rapport approuvé par le Conseil de I'API qui rappelle qu'une « analyse personnelle doit être faite au rythme de quatre séances par semaine au minimum (encore mieux cinq) réparties sur desjours différents; les séances doivent être de quarante-cinq ou cinquante minutes ».
Cette obligation s'adresse, bien sûr, aux futurs psychanalystes mais il s'agit ici, d'une façon générale, et très clairement semble-t-il, d'une analyse personnelle donc d'une « cure type » à la fois tout à fait authentique et tout à fait courante dans l'esprit du Conseil de I'API qui a jugé nécessaire de faire préciser de telles exigences par un groupe de travail ad hoc; d'ailleurs, dans le même texte, il est rappelé plus loin qu'une cure supervisée doit également être conduite avec la même rigueur: rythme de quatre à cinq séances par semaine, d'une durée de quarantecinq ou cinquante minutes et réparties sur différents jours de la semaine.
De telles dispositions qui semblent aller de soi dans certains pays nécessitent au contraire en d'autres lieux que quelques questions d'importance soient posées, en France en particulier, et pas seulement à propos des cures conduites ici ou là par des analystes jugés comme d'obédience marginale.
On est en droit de se demander, sans aucun doute, si le rythme et la durée des séances peuvent être considérés comme des facteurs simplement formels ou si ces dispositions engagent vraiment le cadre même de la cure psychanalytique et ainsi une forme de compréhension que les uns ou les autres peuvent avoir de la façon dont se déroule une cure, en fonction de la structure propre de chaque patient. De plus, ces deux facteurs sont-ils véritablement liés l'un à l'autre?