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Il y a vingt-cinq ans que le « Groupe lyonnais de Psychanalyse » a été fondé, un soir d'automne, sur la terrasse d'un haut immeuble dominant l'Hôpital de Grange-Blanche et la Faculté de Médecine; nous étions 7, actuellement nous sommes 98.
De nombreuses Sociétés ou Associations reconnues par I'API dans leur statut de représentation régionale autonome ne peuvent faire état ni d'une telle ancienneté ni d'un nombre aussi important de participants. Pourtant le « Groupe lyonnais » s'est toujours satisfait de son statut particulier. Les peuples heureux n'auraient-ils, pour autant, pas d'histoire?
C'est donc à la fin de l'année 1958 que le Groupe lyonnais a commencé ses activités. Autour de leur aîné, Ch. H. Nodet, qui exerçait depuis quelques années déjà la psychanalyse à Bourg, se trouvaient réunis les premiers praticiens de notre région; certains avaient reçu une formation en partie en Suisse (R. Oudot, J. Guyotat, R. Reyss-Brion, P. Haour); M. M. Roche dépendait de l'Association française de Psychanalyse; J. Cosnier et J. Bergeret étaient à la fois reliés à la SPP et à l'AFP par leur formation personnelle. Seul Ch. H. Nodet se trouvait déjà membre de la SPP. Il y eut de très nombreux échanges de vue auxquels s'intéressait beaucoup le Pr J. Dechaume titulaire de la chaire de neuro-psychiatrie à l'époque et fort désireux de voir s'établir une « école lyonnaise de Psychanalyse ». Au cours de cette période préparatoire nous avons reçu la visite de R. de Saussure, D. Lagache, J. Favez-Boutonier et, à deux reprises, S. Lebovici.
La suite des négociations fut conduite à Paris par Ch. H. Nodet et S. Lebovici et c'est ainsi que fut décidée la mise en place d'un cadre régulier de travail théorique et clinique à Lyon.
Dans ce but M. Benassy accepta de venir deux fois par mois à Lyon.