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La découverte d'un destin séparé de l'affect et de la représentation a, on le sait, conduit Freud à avancer l'hypothèse de l'inconscient et à élaborer sa théorie des représentants psychiques de la pulsion. Or, si cette fonction de « représentant » de la pulsion concerne l'affect et la représentation, on ne peut oublier que pour Freud cette délégation de la pulsion se qualifie également dans l'opposition entre représentation de chose et représentation de mot. C'est à travers cette distinction entre deux systèmes de représentation que je voudrais approcher la question de la « représentation » d'un point de vue psychanalytique en 1984 et poser dans ce texte introductif quelques jalons pour la discussion.
J'aborderai la question à partir de quatre points. Dans un premier temps, je situerai la problématique représentation de chose - représentation de mot à travers les travaux de Freud. Je traiterai ensuite des rapports entre langage et processus secondaire, puis entre langage et processus primaire. Je terminerai en évoquant les relations entre représentation, symbolisation et signification langagière.
C'est dans sa monographie sur l'Aphasie, publiée en 1891, que Freud introduit pour la première fois sa célèbre distinction entre représentation de chose, qu'il appelle à cette époque représentation