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… « et donne à la raison des ailes vagabondes. »
Je voudrais apporter ici une contribution sur la place de la représentation iconique1 dans la métapsychologie freudienne et avancer quelques propositions concernant la fonction des images dans le conscient et le préconscient.
La représentation iconique est constamment présente chez Freud, dès les prémisses de son œuvre avec l'article sur « Les souvenirsécrans »2, avec l'image onirique ensuite, et les références nombreuses aux œuvres plastiques tout au long de ses œuvres, dans les textes charnières notamment.
Cependant, dès qu'il passe à une théorisation métapsychologique et au concept de représentation, la représentation iconique s'efface.
En effet, Freud va situer l'image au seul rang de la perception, sous la dénomination d'image sensorielle (nous y reviendrons plus loin.
Dire que l'image est absente de sa théorie de la représentation, voilà bien de quoi surprendre. Pourtant le fait est là. En reprenant les textes freudiens à l'occasion d'une étude sur le dessin et la peinture, j'ai été tout à fait surprise de trouver si peu de chose sur les éléments plastiques proprement dits, et pour ainsi dire rien lorsqu'il s'agit de théoriser la représentation des images.
Cela s'inaugure dans l'auto-analyse autour du lapsus sur le nom du peintre Signorelli3. En effet, l'oubli du nom propre et l'oubli du « Sig » (à propos duquel Michel Fain vient de faire ici un si remarquable