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Le dualisme entre représentativité de chose et de mot a été heureusement remis en cause par la reconsidération de l'affect; A. Green insiste sur la fonction représentative de l'affect, soit que celui-ci vienne en connotation de la chaîne associative, soit qu'il vienne à la place de la représentation, dans la désintégration traumatique de celle-ci.
Freud considérait à côté de la représentation « ce quelque chose d'autre qui représente la pulsion… détaché de la représentation et qui trouve une expression conforme à sa quantité dans les processus qui sont ressentis sous forme d'affect ». Expression ressentie dans le corps, sans doute, mais qui de plus peut tenter de trouver une figuration, toujours dans la conformité à la quantité; une figuration des fluctuations de l'affect, n'ayant pas le statut de représentation apposée à celui-ci et survenant par contiguïté ou ressemblance, en fonction du quantum (fixe, non modulé) d'énergie.
Le problème du statut de la représentation me semble intéressant à poser pour certaines expressions de l'affect qui remettent en cause des distinctions trop schématiques comme le destin séparé de l'affect et de la représentation, les liens privilégiés sinon exclusifs du préconscient et du langage…
Nous serons ainsi amenés à examiner la figurabilité et le travail psychique de l'affect, différents suivant que l'on se place hors cure (pour chercher des modèles), dans la cure, ou au niveau du fonctionnement intrapsychique.
Mon projet se hmite à quelques remarques et non à une revue équilibrée de la question, autour des nouveaux couplages:
— représentation de mot et d'affect: parole et musique;
— représentation de chose et d'affect: la forme et la couleur;
— dé-figuration de l'affect dans le schéma; retrait ou transformation