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En 1984, puisque tel était le thème de ce colloque, le statut de la représentation me paraît situé au centre d'un carré dont les quatre coins seraient autant de questions dont l'actualité peut être diversement appréciée.
— L'affect: beaucoup reste à dire, mais beaucoup a été dit et bien dit.
— La perception: c'est un vieux problème mais avec la notion d'étayage et les relations du vu et de l'entendu on a de quoi attendre et réfléchir.
— Les traces mnésiques: ce « coin » est difficile à régler, et ceci à deux titres: les traces phylogénétiques inconscientes héréditaires renvoient à une théorie des origines, contestable comme toute théorie des origines, contestable et proprement idéologique. Par ailleurs, la trace mnésique soulève la question de l'inscription qui — fût-elle double — n'a pas démontré sa pertinence.
— Le quatrième coin me paraît, en 1984, le plus chaud: c'est celui du langage. Freud n'avait lu ni Lévi-Strauss, ni Lacan, ni Barthes! C'est peut-être dommage; aurait-il été d'accord avec une vision du sujet astreint à la souveraineté du langage? Aurait-il écrit cette phrase (de 1913) à propos de la monade originaire qui « va se confronter au monde extérieur, investir des objets et rencontrer le langage? » Cette « rencontre avec le langage » pose une conception de l'homme différente de celle qui donne le primat à l'accession au symbolique.
Je ne traiterai ici ni des rapports d'antériorité ou de concordance entre le vu et l'entendu, ni non plus des jeux possibles du représentable et du dicible (et des cliniques de l'indicible ou de l'irreprésentable). Je souhaite seulement, en restant dans le système freudien des représentations de choses et des représentations de mots, interroger une phrase de Freud quant à l'ombre de l'objet.