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Faire un compte rendu d'une revue scientifique officielle d'une Société psychanalytique avec un certain retard a l'avantage de voir se dégager des lignes de forces et de recherches qui constituent le fond culturel d'un groupe scientifique.
Nous l'avions déjà remarqué, pour l'essentiel les psychanalystes italiens sont intéressés par les apports théoriques de l'école anglaise, en particulier, post-kleinienne c'est-à-dire Bion, Meltzer; mais c'est sûrement Winnicott l'auteur le plus cité. Des monographies sont dédiées à W. Bion, M. Klein, A. Freud. Lorsque nous consultons les bibliographies des articles présentés, nous constatons qu'ils sont presque tous en langue anglaise.
Cette revue est indiscutablement un instrument de travail très utile. Nous avons noté le souci des auteurs de faire part de leur expérience clinique et de la théorisation actuelle possible, nous donnant toujours le sentiment d'une interrogation ouverte sur l'avenir. Les textes nous apparaissent souvent comme un dialogue, les articles présentés n'ont jamais la forme d'une œuvre achevée totalisante; c'est une revue qui témoigne du sérieux de la recherche clinique et du partage de l'expérience psychanalytique avec le lecteur.
D'abord nous signalons l'ouverture d'un Centre de Psychanalyse à Venise, le 26 avril 1981, dont le discours d'ouverture de Cesare Musatti nous permet de jeter un regard bref sur la naissance de la psychanalyse en Italie. Nous compléterons ces renseignements par les apports du discours de Piero Bellanova, secrétaire de la SPI, à l'occasion du Congrès du cinquantenaire (1932-1982) de la SPI.
Le premier contact avec le rivage de l'Adriatique, S. Freud l'aura en 1876 à Trieste. Vingt ans après, il vint à Venise, prolongea son parcours vers Bologne, Florence (1896), en 1897 la Toscane, l'Ombrie jusqu'à Orvieto et, seulement en 1902, Rome. De même l'œuvre de Freud, c'est bien par Trieste qu'elle cheminera.
Avant la première guerre mondiale, des intellectuels italiens tels que Baroncini, Mode