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La crise de la métapsychologie n'aura pas lieu. Au moment où nous commençons à nous étonner en France des prises de position de G. Klein, de Schafer, de Holt, ou de Gill, et de nombreux autres, dont A. Oppenheimer a discuté les thèses dans une autre présentation de cette revue, la tempête que ces auteurs avaient provoquée en Amérique est en train de retomber. Résumons les positions de trois des plus représentatifs d'entre eux:
Roy Schafer se présente comme le plus cohérent et le plus ambitieux de ces contempteurs de la métapsychologie. Il a l'atout considérable de s'appuyer sur un véritable continent philosophique, la « philosophie analytique », dont les diverses notions ont en commun de n'avoir aucun rapport avec la psychanalyse, et de chercher à traiter, non pas de la réalité, mais seulement de la manière dont on parle de la réalité. C'est ce principe que Schafer applique à la psychanalyse. Il n'en remet en question ni la pratique, ni la théorie, mais veut seulement réformer la manière dont elle parle de l'une et de l'autre.
Schafer veut donc donner à la psychanalyse de bonnes règles de langage. Par « bonnes », il entend, suivant Wittgenstein, un ensemble de règles cohérentes, « pour dire des choses telles qu'elles constituent ou communiquent une version de la réalité du monde ». Schafer précise seulement que la réalité comprend la réalité psychique.
La réforme que préconise Schafer lui paraît urgente, car la métapsychologie, telle qu'il l'a reçue de Freud, via Hartmann, ne constitue pas un système de règles de langage cohérent. Le langage de la métapsychologie est en effet contradictoire avec l'essence de la psychanalyse, qui est de faire du sujet l'agent de ses actes, alors que la métapsychologie