You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
La contribution des psychanalystes à l'étude des interactions précoces entre le bébé et ceux qui l'élèvent, en particulier sa mère, est incontestablement très importante. De tels travaux posent le problème des relations entre le domaine de l'interpersonnel et celui des conflits intrapersonnels qui définissent le fonctionnement mental. En d'autres termes les travaux de ce type — et c'est la question que nous désirons poser ici — mettent-ils en cause les hypothèses fondamentales de la psychanalyse sur l'étayage du désir sur les expériences de satisfaction des besoins et le concept fondamental d'objet d'investissement des pulsions? Certains analystes pensent que les études sur les interactions du bébé et de sa mère conduiront à une révision de la métapsychologie freudienne (J. Bowlby, 1969).
Comme c'est si souvent le cas, le vocabulaire utilisé par Freud est paradigmatique: on ne compte plus les disciplines qui se servent de cette idée qu'au-delà de la description, les concepts modélisés ont leur importance. De la spéculation philosophique, « de la sorcière métapsychologie », on passe au domaine de la métascience.
C'est cet au-delà qui justifie sans doute le terme de métapsychologie: de multiples théories sous-tendent les descriptions du comportement humain, telles qu'on les trouve dans les écoles de psychologie. Cette discipline a été longtemps classée dans les Sciences humaines ou les Sciences du comportement. Elle est encore enseignée dans les Facultés de Lettres et de Sciences humaines. Mais dans les organismes de recherche, tels que le CNRS, la psychologie relève du domaine des