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Freud écrit bien ceci dans le XIIe chapitre de sa Psychopathologie de la vie quotidienne. Il intitule le dernier chapitre Déterminisme, croyance au hasard et superstition. Points de vue. C'est un remarquable condensé de l'écriture et de la pensée freudiennes. Traduire la métaphysique en métapsychologie, écrit-il. Traduire, ce pourrait être trahir, évidemment, ou réduire en tout cas, laisser être la métaphysique pour ce qu'elle est. La raturer mais ne pas la nier, la détruire, simplement en expliciter la profondeur psychologique des motivations. La psychanalyse ne supprime rien. Freud met dans la métaphysique tout l'univers mythologique de l'être humain; à savoir la réalité suprasensible, les mythes relatifs au paradis et au péché originel, à Dieu, au Mal et au Bien, à l'immortalité, etc. (sic). Le supra-sensible a en effet toujours été la pierre de touche de la métaphysique dès son origine en Grèce, comme le sur-naturel a toujours été la pierre de touche du religieux.
Remarquons que Freud pense que le religieux n'est que le versant mythique de l'être humain et que le sur-naturel appartient au suprasensible (à la métaphysique). Il ne serait pas difficile de montrer que Freud reste là un pur métaphysicien dans la pure tradition métaphysique de l'Occident.
Remarquons encore que le préfixe meta est conservé, de la métaphysique à la méta-psychologie. A travers la physique (la phusis) et au-delà, comme à travers la psychologie et au-delà. Après seulement… diront les positivistes. Freud en premier. La métaphysique après le physique (des Ioniens revue et corrigée par Aristote)… la métapsychologie de Freud après la psychologie académique du conscient. Question donc de succession et d'héritage et de rupture