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Il peut paraître à première vue assez curieux de voir posé aussi clairement, aussi directement et aussi profondément le problème d'une éventuelle remise en question de la métapsychologie freudienne, alors qu'on semble se soucier beaucoup moins par contre d'une remise à jour et au clair tout à fait indispensable de notre façon de concevoir la psychogenèse.
On s'emploie en effet, depuis les origines du mouvement psychanalytique, et à partir des horizons géographiques ou conceptuels les plus divers, qui à mieux définir, qui à commenter, qui à compléter, qui à parfaire, qui à prolonger, quelques-uns à interroger, un petit nombre à contester les hypothèses métapsychologiques freudiennes. Or, d'un autre côté, un voile pudique semble jeté sur ce qui continue à figurer (avec maintenant des traits plus fantomatiques que vraiment représentatifs) comme la forme d'un « bien-penser » génétique, demeuré pour l'essentiel conforme aux conceptions psychanalytiques du début du siècle.
Pourtant, ce qui représente l'essentiel de la réflexion psychanalytique doit toujours partir de l'examen de la situation clinique, examen nécessitant lui-même (et avec une certaine constance et avec un certain acharnement) une étude rigoureuse et sans a priori conventionnel de ce qui constitue une historicité à travers ses propres détours et surtout dans ses propres répétitions. Cette façon de procéder demeure utile même dans les situations où l'historicité revêt l'aspect (paradoxal en apparence seulement) de la fameuse « reconstruction après coup »; un tel concept apparaît comme tout à fait valable, mais on s'en est servi parfois pour se défendre contre l'importance de facteurs historiques réels trop inquiétants et présents dans toute histoire. Il en est ainsi tout autant dans l'histoire personnelle de Freud (aussi édulcorée