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Si l'on compare la réalité psychique à un grand arbre1, on comprendra que son exploration commence par le tronc; ce qui est au niveau du regard, à portée de la main. Les racines enfouies et la ramure, bien haut, et qui pousse de nouvelles branches feuillues tous les ans, seront à explorer plus tard. Le tronc figure assez bien la métapsychologie dite de 1915.
Naturellement avant d'avoir examiné, à leur tour, racines et ramure, il manquera quelque chose à l'examen du tronc. Certains détails de sa structure resteront inaperçus, certaines déductions quant à ses fonctions seront erronées, qui devront être rectifiées grâce à l'exploration du reste.
Mais peut-on dater aussi précisément cette métapsychologie et la réduire au recueil de ces cinq textes? Le « Narcissisme, une introduction » (1914), « Les formulations concernant les deux principes du fonctionnement mental » (1911), même le chapitre VII de la Science des Rêves (1901) et l' « Esquisse » ne devaient-ils pas y être joints? D'ailleurs bien des remarques et des développements au cours des travaux cliniques et des premiers textes sur la technique ne doivent-ils pas être qualifiés de métapsychologiques?
Il est vrai que la plupart des aperçus théoriques épars, antérieurs à 1915, ont été repris dans la Métapsychologie, mais pas tous. Ne trouvet-on pas, par exemple, dans le « Narcissisme… » la notion de sacrifice du sujet dans l'amour objectai, « l'appauvrissement en libido du Moi au profit de l'objet », la sublimation comme substitut du refoulement, enfin une esquisse d'une théorie de l'idéalisation et de l'Idéal du Moi? Le tronc est plus épais qu'il n'apparaissait tout d'abord.
Il y a donc une première approche métapsychologique qui va de