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« — Mon Maître trouvait des réponses à chaque question.
— Le mien, pour une réponse, trouvaitdix questions. »
Une théorie, pour prétendre à un peu de rigueur, doit pouvoir être soumise à quelques schémas contraignants. Où la psychanalyse peut-elle les trouver quand, à juste titre, elle se refuse à toute implication dans un cadre expérimental qui anéantirait l'essence même de sa pratique: la situation analytique. Profiterait-elle alors d'un questionnement venant de certaines réflexions épistémologiques, gagnerait-elle à soumettre ses énoncés à certains principes logiques inclus dans ces dernières?
C'est ce que nous voudrions porter à la discussion en partant du passionnant débat qui, depuis quelques années, anime la pensée scientifique autour de ce qu'on appelle l' « auto-organisation ».
L'épistémologie moderne et la réflexion scientifique actuelle nous offrent l'image d'une ouverture d'esprit exemplaire: elles admettent des logiques différentes et non exclusives, énoncent des principes d'imprédictibilité, d'indémontrabilité. Elles mettent fin à « l'exterritorialité » du chercheur et font appel à sa « réflexivité ». Elles donnent place au hasard, au désordre, au contingent, privilégient dans l'analyse d'un système « l'événement » par rapport à « l'élément ».
Dans la description des principes vivants, se dégage alors une « logique de l'hypercomplexité »1 où sont remises en cause les notions de:
— réalité et représentation,
— ordre et désordre,