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Mesdames les Présidentes,
Messieurs les Présidents,
Chers Collègues,
Merci à vous tous d'être là. Merci de partager notre intérêt pour le refoulement et la métapsychologie. Merci d'avoir lu — et, pour certains, d'avoir travaillé — ce volume de 300 pages grand format. C'est long, pour un rapport de Congrès. Pourtant, nous avons considérablement réduit nos premières versions, nous avons dû supprimer bien des développements qui nous apparaissaient dignes d'intérêt. Mais, quelles que soient les affres que nous aient données ces amputations, reconnaissons-le: ce qui demeure et vous est parvenu est encore bien gros! Il est vrai que nous nous y sommes mis à vingt-deux1!
Voilà qui ne nous simplifie pas la tâche de vous présenter, maintenant, notre ouvrage.
Pris dans l'ardeur de notre travail, nous avons eu souvent le sentiment de lutter pour la réhabilitation du refoulement et, avec lui, de la métapsychologie; de façon plus pondérée, nous dirons plutôt que nous tentons une restitution, une réactualisation, une « réanimation » de l'un — et donc de l'autre. C'est d'ailleurs sur la réaffirmation de cette volonté que nous avions conclu notre rapport. Aujourd'hui, plutôt que de le résumer, nous allons chercher à vous en situer les thèmes en perspectives; plutôt que le répéter, nous tenterons de le prolonger.
Examinant l'histoire de la pensée analytique depuis ses origines, nous avons été frappés de ce que toutes les grandes réélaborations de