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Il me faudra un courage, que j'espère pas trop malheureux, pour essayer, après m'être fait épingler ou plutôt évacuer par Le Guen, de lui répondre, autrement que par la remarque que me fit maint collègue, et non des moindres: « Qu'est-ce que tu as fait à Le Guen? » Je m'y essaierai dans deux directions.
La première: c'est certes une erreur et une absurdité de parler (et par deux fois!) de la dénégation comme modalité incomplète du troisième temps du refoulement (ou retour du refoulé). Dévoilement partiel et auf-hébung (c'est-à-dire dépassement, négation de la négation) sont seuls corrects et conformes à ce que j'écrivais par ailleurs sur ce qu'implique et contient la dénégation, comme progrédiente, bond en avant (que salueraient bien volontiers les thérapeutes des alcooliques). Ce que j'ai écrit, en contradiction avec le contexte, fait de mon erreur un acte symptomatique, à interpréter, pour mon profit, comme un lapsus. Comme Le Guen indique qu'avec ses collaborateurs, ils ont dû, sans cesse, rectifier, eux-mêmes, un tel glissement, je ferais volontiers mon profit, aussi, de leur analyse de cette tendance à ce glissement.
Pour ceux qui trouveraient que j'expédie facilement cette erreur symptomatique, j'en donnerai, ici, ce que je peux, publiquement, en exposer comme début d'analyse. Le « monstre » (au sens tératologique) comprend deux termes accolés:
— incomplet, qui est pertinent avec la dénégation: dévoilement partiel;
— retour du refoulé qui ne concerne pas la dénégation, mais évoque, par exemple, le symptôme.
Il est possible que, par ce lapsus, je révèle comme étant mon problème ce que je voulais débusquer chez les autres (Clavreul), à savoir le désir (et l'illusion) que les alcooliques soient, non ce qu'ils sont, mais ce qu'ils devraient être (?) pour nous faciliter le travail: à savoir des producteurs de symptômes, qu'ils ne sont pas1. Ils produisent des « actes-symptômes » (Joyce McDougall) et l'acte de boire n'a pas, sauf promotion-réduction-déformation, le statu