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Un chapitre substantiel du Rapport sur le refoulement est consacré à l'opposition construction-reconstruction. C'est cette étude, reprise dans le 4e chapitre, qui stimule ma réflexion sur cet aspect vital de la cure. C. Le Guen et coll. ne tranchent pas entre les deux positions, dont ils nous proposent un exposé approfondi. Leur attitude permet d'éviter que la passion des débats n'entame la valeur des découvertes et des propositions théoriques. Si S. Freud s'est si fermement attaché à l'élément historique du refoulé, ou plus précisément à la trace mnésique devenue consciente et revécue, c'est par son attachement aux principes scientifiques. Nous pouvons ajouter, comme le dit J. Guillaumin, que le tête-à-tête possessif et étouffant entre un analyste et son patient peut disposer, par le truchement du souvenir infantile, « d'un tiers » venant médiatiser, défusionner la relation analytique (Transmettre la présence de l'absent: ou la part du tiers, Rev. franç. de Psychan., 1984, 48, 1, 366-378). Pareillement, S. Freud aurait pu craindre une conception de l'appareil psychique qui « tournerait » tout seul dans sa phase accomplie. L'événement infantile — ce reliquat du préanalytique — aurait ainsi la fonction de mieux fixer la potentialité du système des instances. Il se peut que Freud ait réagi dans ce cas comme dans d'autres exemples de sa métapsychologie. A ce titre la théorie psychanalytique des pulsions, toute sa trajectoire, donne une certaine place à un élément étranger à l'analyse en opposition à une pulsion de qualité psychique plus familière. Si nous définissons le sexuel comme « authentiquement » analytique, ce serait le cas de l'autoconservation par rapport à la libido, plus tard de la pulsion narcissique (« moins » sexuelle), par rapport à la pulsion d'objet, enfin, de la pulsion de mort par rapport à la pulsion de vie. Je désire citer Leibniz, concluant que le mal est nécessaire à la variété du monde.
L'hypothèse que nous allons avancer dans cette communication