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Le rapport sur le refoulement nous a procuré un sentiment satisfaisant: une analyse bien conduite, « dépistant » cette défense majeure avec tous ses rejetons, aboutira à des modifications structurelles, décapitera les symptômes. Le rejeton du refoulé, dépisté et analysé, constituera un étayage, « un pré-coup » pour un mouvement progrédient disait Le Guen en dernier lieu.
Cependant, A. Potamianou a rappelé que toute l'histoire événementielle du sujet n'a pas qualité « refoulable » et n'acquiert pas forcément des liens avec le préconscient.
Fr. Brette a évoqué des événements « surexcitants » de la vie du sujet sidérant l'élaboration, la symbolisation, et repris dans des agir, parfois pervers, pour devenir éventuellement utilisables pour le travail psychique.
Michel Fain avait insisté sur l'effacement des traces mnésiques, d'éléments mal ou pas symbolisés, lors d'une régression, devant un afflux d'excitations débordant les moyens du Moi.
Je voudrais, quant à moi, évoquer d'autres vécus précoces pouvant perdurer la vie du sujet, échappant au refoulement et définir leur place dans la psyché.
Ces hens objectaux ont des traces mnésiques préverbales. Lorsque l'âge de la nomination arrive, ils ne participent pas ou peu du lien avec des restes verbaux qui vont constituer le préconscient. Ils ne sont pas contre-investis pour enrichir le refoulé originaire, mais, au contraire, perdurent tels quels et s'adjoignent à d'autres éléments relationnels évolutifs.
L'analysant retrouve la représentation d'une mère très présente lors des soins, avec une certaine chaleur de maternage. Cette mère est en même temps décrite comme absente psychiquement. Il semble s'agir de la condensation, établissant continuité, de deux périodes: une première période de proximité fusionnelle, ressentie comme satisfaisante, suivie lors de l'individuation-séparation — avec ses particularités — d'une période où la mère continue à fournir des « bons » soins mais s'absente psychiquement, de façon particulière, par mome