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« Ce problème de “la différence entre le simple refoulement et la suppression d'une vieille motion de désir”, de la nature et des effets du processus en œuvre dans le “déclin du complexe d'Œdipe”, n'a cessé de nous préoccuper dans ce rapport, et nous y sommes revenus a plusieurs reprises. Il est certainement l'un des nœuds, le centre du refoulement — et en contient sans doute la clef » (p. 291).
Dans cette citation culmine ce qui tout au long du rapport revient comme questionnement au sujet de l'assertion de Freud sur la destruction du complexe d'Œdipe, de la relation de celle-ci au refoulement, question elle-même articulée à celle de l'immutabilité ou non du refoulé.
Je ne reprendrai pas les différents temps de ce questionnement, mais en rappellerai la résolution proposée par C. Le Guen dans les dernières pages du rapport qui reprennent l'ensemble du problème.
Mais rappelons tout d'abord deux choses:
— La thèse de Freud sur la destruction du complexe d'Œdipe est considérée par les rapporteurs comme contradictoire, d'une part avec la clinique des cas les plus « normaux », d'autre part avec ce que Freud lui-même dit lorsqu'il parle, par exemple, de l'indestructibilité des désirs infantiles, ou lorsque dans « Le Moi et le Ça » il attribue au Surmoi une signification de formation réactionnelle contre les objets primitifs du Ça.
— Deuxième chose: retenons que sur le plan méthodologique des paradoxes sont présentés comme se résolvant dans une dialectique de l'étayage et de l'après-coup.
Exemple de paradoxe (p. 272): « Le Moi pour se défendre opère un contre-investissement (le refoulement originaire) qui vient le constituer comme Moi » (« paradoxe qui nous agrée fort » ajoutent les auteurs).
Nous y reviendrons, à propos du Surmoi, dans la dernière partie de cette intervention.
Mais reprenons maintenant la solution évoquée ci-dessus.