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Je voudrais d'abord remercier Cl. Le Guen et les collègues qui ont travaillé avec lui pour tout ce qu'ils nous ont apporté par leur rapport si riche, stimulant et d'une précision claire dans la présentation des idées que j'ai beaucoup appréciée. Je voudrais aussi reprendre certains points qui me paraissent donner matière à réflexion.
Le premier point porte sur la conceptualisation du refoulement comme « virage mutatif » du fonctionnement psychique. Je comprends bien, et je souscris aux raisons génétiques, économiques et dynamiques qui ont fait que les auteurs du rapport se réfèrent au refoulement comme mouvement mutatif, hominisant.
Par ailleurs, je pense que si on appuie trop sur le terme de « mutation » et sur l'idée d'un refoulement originel qui résulte de la liaison des défenses archaïques, on risque de s'éloigner des données de la clinique et de sembler vouloir présenter un modèle idéal du développement psychique.
La clinique nous montre deux choses: 1) que l'axe horizontal des défenses peut coexister la vie durant avec les défenses axées verticalement; 2) que les possibilités de l'organisation spatio-temporelle et défensive du Moi prendront forme dans la rencontre avec l'objet; 3) que cette rencontre déterminera la façon qu'aura le Moi de traiter avec les conflits extérieurs et intérieurs en utilisant l'un ou l'autre des axes ou, encore, les deux à la fois. De ce fait, l'étude des défenses du Moi n'a pas seulement à tenir compte de la force des instances qui s'affrontent dans les structures qui les contiennent, mais également de ce que le sujet a inscrit en lui comme opérations facilitantes à certaines périodes de sa vie, même si ceci s'est fait inconsciemment.
Pour ne citer qu'un seul exemple, lors de la rupture de la trêve accordée au Moi pendant la période de latence, les moyens défensifs utilisés à la puberté peuvent être aussi polymorphes que l'ont été dans le passé les expressions de la sexualité infantile. Car l'intensification des poussées pulsionnelles à